Sandrine Soubeyrand : « L’attente est compliquée »

Confinée non loin de Paris, Sandrine Soubeyrand a pris le temps de donner de ses nouvelles en répondant à notre appel ce vendredi matin. Ses occupations mais aussi son attente concernant la fin de saison, elle n’a occulté aucun sujet.

(Crédit photo : Nelson Fatagraf)

Sandrine, comment vas-tu ?

Je vais bien merci. Mes proches sont en bonne santé et les joueuses ainsi que le staff vont bien. Je suis épargnée donc j’ai beaucoup de chance.

Où es-tu confinée ?

Je suis chez des amis à une heure de Paris. Même si mon appartement est plutôt spacieux, je ne me voyais pas rester enfermée. Je suis une hyperactive, il me fallait de l’espace et un extérieur pour me sentir bien.

Comment occupes-tu tes journées ?

J’essaie de faire en sorte qu’elles ne se ressemblent pas même si c’est plutôt compliqué. On peut vite tourner dans la monotonie. Tous mes repères ont été changées, il faut s’adapter. Je me lève un peu plus tard, je regarde les informations inhérentes au Covid-19 mais aussi celles du monde du sport. Après, ça dépend, je peux regarder quelques matchs de foot pour essayer de me projeter sur la saison prochaine. J’ai aussi essayé une série mais j’ai regardé seulement deux épisodes, je ne suis pas forcément fan… J’apprends à m’ennuyer finalement. Je lis, je bricole, je jardine. J’aime la campagne donc je m’évade dans le jardin.

Le plus dur finalement c’est d’accepter de pas pouvoir faire ce que tu as l’habitude de faire…

Complètement. Ma vie est rythmée par les entraînements, les adversaires que l’on va rencontrer. Et tout s’est arrêté. Au début du confinement, j’avais toujours un esprit très compétitif et, au fil du temps, au regard de tout ce qui se passe je me suis dit que c’était absurde. Je ne dis pas que je n’ai plus l’esprit au football, j’ai d’ailleurs demandé aux filles de retravailler avec un ballon. Je retrouve petit à petit des choses qui me sont propres. Mais j’ai tout de même réussi à accepter d’être moins active.

Restes-tu en contact régulier avec les filles ?

Au départ, j’ai envoyé des messages sur un groupe Whatsapp que l’on a avec le staff et les joueuses. J’ai ensuite laissé la main à Maxence, le préparateur physique. L’activité des joueuses étant liée à la préparation athlétique donc c’est lui qui est en contact constant. Je donne des nouvelles, elles m’en donnent aussi, certaines me téléphonent. On a aussi fait une séance collective par visioconférence, on recommencera d’ailleurs ce dimanche.

Est-ce difficile d’être dans l’attente sans forcément savoir si cette saison va pouvoir se terminer ?

C’est difficile, oui. Les joueuses sont des sportives de haut niveau, elles se préparent à une échéance, à quelque chose, un objectif… Là, l’attente est compliquée. Mais ça fait partie de l’apprentissage. Moi qui prône l’autonomie et la responsabilité de mes joueuses, c’est un excellent exercice. Elles sont dans l’autogestion. Elles décident à quelle heure elles vont travailler physiquement etc… C’est un moment important dans leur carrière, elles s’en rappelleront et nous aussi.

Penses-tu déjà à l’après ? Prépares-tu déjà les contours de la saison prochaine ?

Pas vraiment. On aime bien avoir un point final à quelque chose, se ressourcer pour repartir sur une nouveauté. J’y travaille mais ce n’est pas facile. La saison actuelle n’est pas finie, on ne sait pas ce qu’il va se passer. Pour se projeter, il faut quelque chose de concret. Je suis plutôt dans l’anticipation et la projection habituellement, mais là ce n’est vraiment pas facile.

 

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