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Idriss Ech-Chergui : “Je pense souvent au Paris FC”

Avec 86 matchs de championnat au compteur en 4 saisons, Idriss Ech-Chergui est un joueur qui a compté ses dernières années au Paris FC. Celui qui a connu 2 montées avec le club parisien, et inscrit 16 buts entre 2014 et 2018, a répondu à notre appel afin de nous donner de ses nouvelles et revenir sur son passage dans la Capitale.

Idriss, comment vas-tu ? Peux-tu nous donner de tes nouvelles ?

En ce moment le plus important est la famille et elle va bien. Je vis une autre vie dans le Sud. Après Paris, j’ai eu plusieurs opportunités de continuer en National mais c’était beaucoup dans le Nord de la France, et j’avais envie de retrouver le Sud. Je voulais un club ambitieux et c’est ce que j’ai trouvé en signant à Toulon en National 2, un club avec un passé et beaucoup de supporters. Cela faisait 13 ans que le club voulait monter en National et on est monté dès la première saison ! Actuellement c’est un peu plus compliqué car on est dernier mais globalement tout se passe bien.

Tu as donc connu la cinquième montée de ta carrière !

Oui, on peut dire que je suis le porte bonheur (rires) ! Je suis monté en Ligue 2 avec Nîmes, puis en Ligue 2 avec Luzenac, deux fois avec le Paris FC en Ligue 2, puis Toulon en National.

Que retiens-tu de ton passage au Paris FC ?

Mis à part lors de ma formation à Saint-Etienne, le Paris FC est le club où je suis resté le plus longtemps. Je garde beaucoup plus de bons souvenirs que de mauvais. Pour récapituler, je suis arrivé en octobre 2014 après l’affaire Luzenac dans un groupe qui tournait bien. L’équipe était déjà dans les premières positions, et ce fut une très belle saison puisque l’on a réussi à faire monter le club en Ligue 2 alors que cela faisait 32 ans que le Paris FC n’avait pas connu ce niveau ! La saison d’après était un peu cauchemardesque avec beaucoup de recrues, et malgré les ambitions du club cela n’a jamais pris. De mon côté j’ai très peu joué, donc ce fut une saison très compliquée. Je me suis retrouvé en fin de contrat, et puis Pierre Dréossi m’a proposé de prolonger d’une année avec une option d’une autre saison en cas de remontée en Ligue 2. Et là, ce fut mes deux plus belles années au Paris FC ! D’abord une saison avec Réginald Ray, un coach magnifique, qui nous a laissé que des bons souvenirs humains et sportifs. Et puis je me souviendrais toujours de ce match amical contre Orléans où l’on a appris juste avant le coup d’envoi que l’on était repêché en Ligue 2. Cette année-là, il y avait un groupe comme j’ai rarement connu, qui vivait super bien. Je crois que tout le monde a pris son pied. On a fêté de nombreuses victoires avec la “Team Poulet” (rires) !

Cette saison 2017-2018 est ton plus beau souvenir au Paris FC ?

Ah oui clairement ! Déjà, c’était le meilleur vestiaire que j’ai connu au Paris FC. On a passé tellement de bons moments ensemble… Chaque semaine on mangeait un plat au poulet préparé par la maman de Baboye Traoré. Le nom “Team Poulet” vient de là ! Et puis, dès le début de saison, (Fabien) Mercadal a été honnête avec chacun d’entre nous. Du coup, on ne pouvait se permettre de se plaindre alors que l’on connaissait notre rôle. Le mien était d’être le joker. Je n’ai pas fait une saison pleine mais c’était mon rôle et j’y ai pris du plaisir. On était plusieurs comme ça et à tour de rôle on a réussi à être décisif en entrant en cours de match.

Quels sont tes ex-coéquipiers que tu aimerais revoir ?

Il y en a plusieurs ! Julien (Lopez), Laina (Nomenjanahary), Sam (Yohou), (Frédéric) Bong, Hervé (Lybohy), le lion (Edmond) Akichi, Dylan (Saint-Louis), Malik (Tchokounté)… et puis Cyril (Mandouki) aussi ! Un garçon vraiment respectueux, qui montre l’exemple sur le terrain, avec une très bonne hygiène de vie, très professionnel. C’est un exemple !

Quel était le coéquipier que tu aimais bien chambrer dans le vestiaire ?

Comme on dit, qui aime bien châtie bien ! Moi c’était (Frédéric) Bong (rires) ! Tous les jours on se branchait ! Combien de fois on s’énervait l’un l’autre (rires)…. On savait qu’on en viendrait jamais jusqu’aux mains, on se chambrait beaucoup et on s’appréciait énormément.

Quelle fut la plus belle montée avec le Paris FC ?

La première était belle car cela faisait très longtemps que le club attendait ça, mais je dirais la deuxième car on repartait à zéro avec très peu d’anciens joueurs. Il a fallu tout reconstruire et le fait de descendre et de remonter directement est très fort. Et humainement c’était très fort avec le coach Réginald Ray. Tout le monde tirait dans le même sens.

Quel est ton plus beau but ?

C’est une question difficile… J’en ai plusieurs que j’ai gardé en vidéo. Je me souviens du but contre Nancy avec une frappe en lucarne en toute fin de match, celui contre Valenciennes où je mets une tête croisée sur un centre de Dylan Saint-Louis, et le but contre Sochaux aussi… Pour ce but-là, en fait, j’avais tout vu en avance ! Avant la touche, je dis à Malik (Tchokounté) de dévier en profondeur pour que j’aille lober le gardien. La touche était au milieu de terrain, moi je n’ai pas une grande vitesse donc j’ai anticipé sa déviation, et quand j’ai vu le gardien avancé… C’est un but à l’instinct !

Quel était ton meilleur partenaire au tennis ballon ?

Ah ça j’en ai pas perdu beaucoup !! Mais il fallait bien choisir son coéquipier. Je pense que la meilleure doublette était avec Vincent Demarconnay ! Un très bon joueur avec une très bonne mobilité de la hanche (rires).

Et le pire partenaire au tennis ballon ?

(Samuel) Yohou et Axel (Bamba) ! Eux c’était dur (rires). D’ailleurs, j’ai une anecdote sur Axel. Lorsqu’il joue en Ligue 2 il faut qu’il se souvienne de toutes les chiquettes qu’on lui a mis dans l’oreille (rires). Quand on était remplaçant, lors de l’échauffement en avant match on faisait des jeux où le ballon ne devait pas toucher le sol. Il perdait tout le temps ! Au bout de la dixième oreille il abandonnait (rires) ! Mais je pense que lui et Sam ont bien progressé ! Et d’ailleurs, quand je vois le petit Axel qui prolonge, ça me fait plaisir. Les jeunes doutaient et pensaient qu’ils ne joueraient jamais car il y avait des joueurs confirmés, mais moi je leur disais toujours d’être patient et la preuve est qu’il a pu s’imposer cette année et que le club compte sur lui.

Quel fut ton coach préféré ?

Réginald Ray. C’était un coach très investi et capable de mettre un coup de pression au jardinier pour tondre la pelouse. Il était le premier arrivé au centre et toujours le dernier à partir. J’ai apprécié la relation humaine avec lui, mais aussi sportive, la motivation qu’il donnait avant les matchs… Il a fait l’unanimité au Paris FC et il nous a tous très touché quand il nous a annoncé qu’il nous quittait. Il a tiré le maximum de chaque joueur.

As-tu une anecdote sur ton passage à nous raconter ? 

Je ne sais pas si c’est bon pour le Président (rires). Parfois les veilles de match on veillait jusqu’à 3h du matin dans une chambre à l’hôtel lors de la saison 2017-18. On se retrouvait à 8-10 et on parlait football ! On parlait du match du lendemain, ce qu’on allait faire sur le terrain, etc. Et ça renforçait les liens du groupe. Par exemple, moi qui n’aimait pas défendre, je m’arrachais comme jamais pour mes potes ! Et le lendemain quand on arrivait sur le terrain on dégageait une force collective. On se savait fort.

As-tu un regret ?

J’ai le regret de ne pas avoir vu les installations à Orly. Quand j’échange avec Julien (Lopez) et Laina (Nomenjanahary), je leur dis de profiter ! Car on se plaignait souvent, et moi le premier car je suis quelqu’un de ronchon, mais quand tu pars tu te rends compte de la qualité des installations du Paris FC, et encore plus maintenant ! Je rêverais de jouer sur des galettes comme ça ! Les terrains sont magnifiques.

Tu étais apprécié des supporters. As-tu un message à leur adresser ?

Je les remercie très fortement. Ils ont toujours été là pour moi, même lors de la deuxième saison où je ne jouais pas beaucoup. Parfois j’étais en tribunes à côté d’eux et ils scandaient mon nom. Ils m’ont toujours soutenu ! Ils avaient toujours un mot pour moi, surtout quand c’était dur. Le jour où je passerai à Paris et qu’il y a un match, je viendrais les saluer avec grand plaisir ! Je pense souvent au Paris FC.

Tu parlais précédemment de Frédéric Bong. Il a une question pour toi : Idriss, quel était son surnom ?

Itriche (rires) ! Quand on jouait aux cartes ou dans les petits jeux à l’entrainement, ils disaient tout le temps que je trichais donc ils m’appelaient “Itriche”. Bon, je peux avouer maintenant que ça m’arrivait parfois de tricher (rires) !

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